Raid INP

Le raid INP, c’est un raid à 5 dont au moins une féminine, sur deux jours début mai, cette année, ça sera dans le sud Vercors.
Sauf qu’il faut déjà être 5. Bruno, Nathalia, Seb et moi. Ca ne fait que 4. On s’affole un peu, et on trouve notre dernier équipier, Quentin, à 15 jours du prologue. Un prologue? Oui, en plus il faut se qualifier via un prologue. Le format : course au score, 4h, pénalité si on dépasse.
Bon, cette année, pas trop de pression pour la qualif, comme ils ont eu la bonne idée de mettre le prologue le même jours que deux gros raids (dentelles et vallon pont d’arc) il y a 14 équipes actives pour 14 places. Chez les étudiants, ça va un peu plus se battre.

il y a une boucle de 1000 m de d+ en VTT pour aller au sommet que l’on peut couper à certains endroits pour raccourcir, et 5 postes ou il y a d’autres épreuves (COs, run & bike, trails, épreuves surprises).

La stratégie : nous on est des triathlètes, on est con et bourrin, on monte au sommet, et on voit ensuite.

en pratique, on nous oblige à faire les épreuves surprises quand même. Un parcours aveugle avec guide suivi d’un tir à la carabine laser aveugle (c’est un signal sonore qui indique si c’est bon), et une partie de molky qu’on foire complètement. On est décidément meilleur quand on nous demande pas de réfléchir.
On enchaîne le R&B en insultant le porteur de la carte qui a malencontreusement oublié la carte, puis le trail, 400m de d+ intégralement dans la neige à la montée, une partie de la descente sur les fesses, bien fun. A la redescente, on a juste le temps de faire la CO longue, en shuntant quelques balises, et on arrive en 4h02. -1% de points de malus. Bon, ça c’est bien passé, pas de soucis technique, pas de chute, groupe à peu près homogène, et au final troisième sur 37, qualif, sans soucis, et ça promet un bon tirage de bourre sur le raid quelques semaines après.

On se retrouve donc pour le week-end du 7 et 8 mai pour le plat de résistance. Au programme, 2 jours en montagne, le premier se passe dans le sud Vercors, une boucle au départ de Saint Jean de Royans, et le deuxième jour, une traversée du Vercors pour rentrer sur Grenoble. Toujours par équipe de 5 avec au moins une féminine, on en a le strict minimum, elle est déjà assez insupportable seule. Tout le monde a un peu roulé / couru depuis le prologue, plus qu’à croiser les doigts pour que ça se passe bien.
Physiquement, on n’est pas les plus fort, mais largement dans le top 5. Ça va se jouer à pas grand, chose, et ça devrait être intéressant. On retrouve les copains, les Oh fada et quelques autres qu’on commence à croiser sur pas mal de raids.

Le road book est sympa, il présage deux bonnes journées.

 

 

 

 

On arrive donc le vendredi soir sur le campus, pour récupérer les vélos (on est obligé de prendre les vélos de l’orga), et prendre le bus pour bivouaquer que le lieu de départ. Les vélos sont neufs, mais ça reste du franchement bas de gamme, avec mention spéciale à la fourche qui n’a que l’aspect d’une suspendue. Et le loueur interdit de monter des portes carte, on est obligé de garder ceux pourris de l’organisation. C’est Naze!

Bon, bus, camping, bouffe perso (le repas n’est pas fourni), couché 22h, et là c’est le drame. Impossible de dormir. A 4h30 je sors faire un tour, vidanger, et finalement je dors de 5h à 6h30. Un poil explosé quand le réveil sonne, mais va falloir y aller! Faut plier les tentes puisque le bivouac du soir est à 10km de la, puis petit dej’ vite fait et c’est le départ.


On part en trail pour s’échauffer, et comme les 2 équipes de tête se plantent de direction, on arrive à 5 ou 6 ensemble à la première transition. On part sur le vélo, déjà les premières crevaisons à la montée, les pneus sont absolument nazes, obligé de surgonfler à mort pour pas trop crever, mais zéro grip, et pas mal d’équipes déjà obligées de réparer après moins de 30′ de vélo. C’est marrant parce que ce parcours, c’est exactement l’inverse de la descente du Raid des collines, qu’on a fait il y a deux mois.

On arrive deuxième équipe au premier CP à Lente, ou il y a une barrière horaire à 2h30 de course avec un parcours raccourci si on ne la passe pas. Il y a une épreuve surprise, minigolf. Je m’en tire pas mal sur mon trou, en trois coups, mais ce n’est pas le cas de toute l’équipe, et on part avec 20 points sur 60 possible. Suit un Run&Bike absolument horrible, que l’on renomme en Run&PushYourBike, ou ils nous font monter dans une chemin de débardage droit dans la pente. L’intérêt, on ne l’a pas encore compris, et même si le temps perdu n’est pas énorme, c’est vraiment du traçage à la con. C’est naze!

On reprend tous les vélos pour aller jusqu’à Fond d’Urle, j’ai pas une énorme pêche, c’est Bru qui se charge de tracter Nath pour avancer tous au même rythme. À Fond D’urle, on voit qu’on va commencer à être juste sur l’heure d’arrivée, on zappe le trail comme prévu initialement, mais on fait l’épreuve de 5*400m en relais, ça permet de manger pendant que l’un de nous court. Bon par contre, ça fait bien mal. Surtout qu’il faut le faire vite, les points seront en fonction du classement. Bon autant le dire tout de suite, au vu du résultat, on est naze. Ça doit être l’age.

Encore du vélo pour aller jusqu’à une pseudo spéléo. Pseudo parce que c’est vraiment naze. Une tyrolienne de 20m qui nous descend dans un trou, tracté par le guidos, et on remonte en main courante dans des marches creusées dans la neige. Ça se fait en 5′ max, sauf qu’on attend 30′, entre les équipes devant, mais surtout parce qu’il y a deux connasses de la fondation qui sponsorise la course qui ont voulu y aller et qui bloquent tout pendant 15′ parce qu’elles arrivent ni à descendre ni à remonter. C’est naze.

En repartant, on voit qu’on commence à être vraiment à la bourre, et on décide de zapper tout ce qu’on peut, donc exit la seule CO du parcours, exit l’épreuve surprise, on minimise la VTT’O qui était pourtant superbe à 4 balises sur 9, et sur le dernier VTT, on prend de la route pour aller plus vite, en sachant qu’on ratait des balises. Je suis enfin bien, et aide pas mal en tractant et poussant. Manque de bol, on fait une énorme bourde d’orientation ou on perd une vingtaine de minutes, et on crève deux fois. C’est nous qui somme naze pour le coup!

La course se fait aux points, et chaque épreuve faite en rapporte un certain nombre. Le principe est simple, victoire à celui qui a le plus de points. Il y a une barrière horaire max pour arriver, 16h, et au-delà, pénalité. 0.5% par minute entre 1 et 5, 1% entre 5 et 10, et 2% ensuite. Le calcul est simple, si on arrive avec plus de 56′ de retard, on a fait la course pour rien, on est à 0.

Donc on essaye de se sortir les doigts pour y arriver, on arrive avec 30′ de retard sur le dernier trail de 5km tout en descente, on peut arriver avec de la chance à ce qu’il nous reste 1% de points. On part et au bout de 2′, Bru annonce qu’il n’a pas l’itinéraire, il n’a pas pris la bonne carte! On remonte la chercher, mais maintenant c’est mort, on essaye quand même de descendre vite, parce qu’on sait qu’on est genre 3 ou 4ème et on pense qu’il y aura un changement des règles sinon quasi tout le monde va partir avec zéro point demain. Le chemin est bien technique, et au final, on arrive avec 1h05 de retard. Donc une journée pour rien. Mais on est la quatrième équipé arrivée. Derrière, ça arrive au compte-goutte, au bout de 2h de retard, il n’y a qu’une dizaine d’équipes arrivées, les dernières se font rapatrier en bus vers 19h15. C’est naze!

Comme un air de déception.

Bien sûr ça hurle de tous les côtés, les équipes d’étudiants sont épuisées, ce n’est pas possible le parcours n’a jamais été reconnu pour que les équipe de tête soient autant à la rue. Bon, on prend une douche froide (C’est naze!), et grâce au club de pétanque local qui organise les championnats de la Drome de longue, on peut se payer une petite bière pression fraîche. Parce que les 1664 de l’orga tièdes, elles semblaient un poil nazes.

Bouffe, très moyenne, et briefing, on apprend que la direction de course à décider de garder son barème, mais en descendant dans le négatif. On a donc bien fait de continuer, on se retrouve à -228, à 5 points du podium, Mais surtout les premiers sont une équipe qui a fait la boucle enfant! Ils sont arrivés avec seulement 45′ de retard et sont les seuls en positif. C’est complètement naze! Autre point vraiment naze, deux équipes qui arrivent en même temps et qui font -200% par exemple, mais une qui à 500 points et l’autre 1000 points, ben se retrouvent dans le mauvais ordre, avec -500 et -1000! Encore bien naze! Bien sûr, les équipes râlent, mais aucune remise en cause de la direction de course. « Vous aviez qu’à aller plus vite ».
Et c’est d’autant plus naze qu’ils avaient déjà fait la même erreur sur le prologue l’an dernier et que ça avait déjà bien râlé.
Bon nous on a pas trop à se plaindre, les équipes 2 et 3 sont clairement moins forte que nous, et sont à portée, et l’équipe en tête, on ne sait pas trop comment ils vont couler, on espère qu’ils ne passent pas les barrières horaires…

On se couche, je ne dors encore pas avant minuit, avec le réveil à 3h45, ça fait un poil mal. Mais ça va mieux qu’hier. On commence à 5h par un gros trail, 21km, 1350 de deniv. BAM. Départ vallonné puis une grosse côte de 900m, je suis à l’agonie, mais ne pète pas, je savais bien qu’il aurait fallu que je fasse un peu de trail avant! On arrive en haut en 3h05, 20′ derrière la première équipe quand même.

Oui, de bon matin, ça réveille!

Suit un road book à VTT, assez simple, et un suivi d’itinéraire pour passer une crête bien dégueu, encore très enneigé sur le haut, long portage dans la neige et fin dans un névé. On passe sans trop d’encombre, même si je redescends chercher le vélo de Nath, mais on pense aux équipes derrière qui vont bien bien en chier. La redescente ne roule pas sur le début, obligé de continuer a pousser le vélo, puis enfin ça roule pour rejoindre Autrans. Sur place, deux épreuves surprises, un hand bike et un questionnaire sportif, on s’en sort bien, et on part faire 3 balises vite fait de la CO, histoire d’en avoir fait sur le week-end. On repart à vélo, en regardant l’itinéraire, on connait la montée de 600m de d+, ça va encore bien pousser. Bon je suis bien et arrive à passer des gros bouts sur le vélo, mais j’attends Seb qui commence à couler pour l’aider.


On arrive en haut, encore une descente sans intérêt, et surtout bien naze avec les vélos de merde, et on arrive au dernier CP, ou nous attend une épreuve surprise à la con (lancer des balles dans des saladiers) ou l’équipe est occis, et fait n’importe quoi à viser les saladiers les plus loin qui rapportent beaucoup alors qu’on faisait quasiment le plein de points en visant tout le temps le premier saladier. Résultat 35 points, sachant que j’en fais 25 sur un coup de bol…
On part sur le dernier trail optionnel, on sait que la victoire se joue la dessus, on est en avance sur les autres équipes en points et en temps et elles n’auront pas le temps de le faire. Le trail est vraiment superbe, sous des falaises, et on marche super bien ce qui fait qu’on peut finir la course tranquille sans craindre pour la barrière horaire. On finit quand même le dernier bout de vélo à bloc, pour éviter d’être juste pour un ennui technique, mais le dernier bout de course à pied se fait en roue libre.

Enfin fini
Enfin fini

On arrive en 9h45 pour 10h de barrière horaire, mais malheureusement l’équipe en tête arrive juste devant nous et ne prennent donc pas de malus. Résultat deuxième, c’est tellement de frustration par rapport à la course, on gagne le deuxième jour, mais ça ne suffit pas pour rattraper notre retard de points négatifs. Surtout c’est une équipe qui a joué avec les règles qui gagne, sur n’importe quel autre raid, une équipe qui ne fait pas le grand parcours est classée derrière toutes les équipes qui l’ont fait. Ben là ce n’est pas le cas, et forcément on est déçu, et les autres équipes sont bien toutes d’accord.

Le plus rageant, c’est quand la greluche de la fondation qui nous a fait perdre un quart d’heure sur la spéléo dit sur le podium à l’équipe vainqueur « vous avez été les plus intelligents » alors que sans ce quart d’heure, on gagne haut la main (250 points de perdu, alors qu’on finit à moins de 50). Ça peut paraître rageux envers les pyrteam qui n’ont pas démérité en faisant ce qu’il fallait pendant le J2 pour assuré leur victoire, mais c’est avant tout de la frustration contre l’orga qui a été mauvaise sur le calibrage des parcours et ne s’est jamais remise en cause. Heureusement que l’équipe d’organisation change tous les ans, les prochaines équipes n’auront pas à subir la même chose (j’espère!).

 

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Bref, c’était naze, c’était le raid le plus cher que j’ai fait, et le plus mal organisé, je suis pas prêt d’y retourner

Heureusement que la montagne est belle et que les parcours étaient vraiment beaux et sympas, on n’a pas perdu notre week-end quand même, c’est vraiment cool les raids avec les potes.

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