Ultra Trail du Vercors

l’UTV en relais de 4

Alors que certains ont ce trail de 84km et 4400 de d+ comme objectif en solo, je me tâte en début de saison de le faire en duo avec un pote. Finalement une blessure au pied que j’ai traîné de avril à juillet fait que j’ai aucun entrainement début juillet, et je me rabats sur le relais de 4 quand une copine me propose de remplacer sa relayeuse qui vient de se fracturer le tibia. C’est déjà son dossard que j’ai récupéré pour le trail des passerelles…

Après divers échanges, les filles émettant leurs doléances : « non, je veux pas faire le relais 1 (trop de deniv), ni le 3 (trop long) », je me retrouve avec le relais 1. En gros, on part de Lans, on monte au Moucherotte, et redescend sous Saint Niz et faut y remonter. annoncé 17km et 1100 de d+. En regardant la carte, on se dit qu’ils ont peut-être oublié le DVA (dénivelé à valeur ajouté), ça doit faire un peu plus…

Après une grosse semaine de nuits de merde (endormi à 4h du mat le jeudi soir…), le seul moyen que je sois à l’heure au départ, c’est de dormir sur place. Je monte donc avec le trafic, un matelas gonflable, le repas et de quoi courir le lendemain vendredi soir. Je retrouve mon équipe à la remise des dossards, récupère un tshirt taille S qui est « légèrement » moulant
– on a pas le choix, on vous donne ce qui est marqué sur la feuille! – Ah oui, c’est vrai que je remplace une fille…

Je retrouve Julien et Cédric à l’apéro post briefing, ils ont l’air confiant. Et moi j’ai un nouveau sac ultimate direction  [:vapeur_cochonne].

Puis je vais je rejoindre Seb qui fait le duo, et qui dort dans son camion aménagé sur un parking à coté. Je déplace le mien pour se mettre à coté, histoire de manger ensemble, et 21h30, dodo, ou essai de dodo au moins. Pas bien dormi, mais mieux que les nuits précédentes, en se levant à 5h30, j’ai pas non plus la tête dans le cul. Heureusement d’ailleurs parce que le caca mou pré course est très mou!

Petit dej rapide, je prépare mes affaires, ne trouve pas mes chaussettes, pique une paire de chaussettes de tennis à la copine de Seb et go au départ rejoindre une autre équipe de potes. A 6h55, je m’aperçois que j’ai pas rempli mes flasques, me rue sur les chiottes, il y a que de l’eau chaude, on fera avec. Je valide mon entrée dans le sas en quatrième position en partant de la fin  [:panzani gino]

Départ matinal, sans échauffement, sur 1km de route en faux plat montant puis un peu de chemin avant d’attaquer la vraie partie de montée. Le cœur va, mais les cuisses ne répondent pas sur le début, j’aurais vraiment du m’échauffer  [:skylight] . Il y a peut être encore la montée sèche de mercredi soir dans les pattes. Et en plus j’ai pas assez regardé la carte, j’ai vu que la fin se faisait sur le GR, donc très roulant, j’en ai conclu que la grosse partie de la montée se faisait comme ça. Grosse erreur! En plus en en parlant avec Julien et Cédric la veille, je leur ai vendu une montée facile et roulante ou ça court tout le long [:clooney41]. C’est super chiant, ça monte par étages. Bien raide, puis une zone de replat ou faut relancer puis de nouveau bien raide, comme ça sur environ 5km avant d’enfin arriver sur le GR qui va au sommet. On est sorti de la foret depuis quelques temps, mais on est à l’ombre avec pas mal de vent, bref fait froid. Il y a moyen que ceux parti 2h avant se soit bien cailler à cet endroit.

Passage au sommet via 20m de crêtes en 1h04, un peu déçu. On attaque la descente assez raide, puis je me fais surprendre par une petite remontée que j’avais pas spécialement vu sur le topo, avant d’attaquer la partie technique dans le pierrier sous le Moucherotte. C’est con, j’habite en bas dans la vallée, jamais passé ici, mais c’est super joli. Mais un peu technique, avec des gros blocs à sauter. Je suis bien, double pas mal, et ai encore des jambes pour les 250m de remontée finale avant le petit plongeon sur Saint Niz. Fin à bloc, et je passe mon relais à Marion 1 en 1h58 et des brouettes. Mission moins de 2h, remplie! Même si un peu déçu de ma première montée. 15 eme au scratch, c’est pas mal quand même (et après j’ai regardé les temps de passage du 80 à cet endroit  [:vyse] )

Je retrouve mes 2 autres relayeurs, on discute, je mange, j’enlève les chaussures, j’ai des grosses ampoules sous les pieds à cause des chaussettes. On attend Erwan qui arrive un peu après et passe le relai à Ced. Puis tranquillement on va à Autrans pour le relais suivant. On rate les deux qui sont sur le 80 et on attend un bon moment, Seb arrive pour passer son relais, en bon état. Pour notre équipe, on a estimé moins de 3h pour ce relais, et elle arrive en 2H50. Bien, c’est dans les temps. Relais 3, au tour d’Adrien, c’est de loin le plus fort de l’équipe qui part, à bloc complet, on le voit passer à Méaudre ou il nous balance son bidon, il va trop vite, l’eau ça sert à rien. 2h25 pour le relais le plus long de 25km et 1050 de déniv  [:al zheimer] .

Au début du relais 4, je vois que ni Julien, ni Cédric ne sont passé, Julien arrive, il a l’air tout frais alors qu’il a plus de 60 kilomètres dans les pattes. Il mange bien, refait le plein et repart avec une jolie foulée. Notre relayeur arrive, légèrement en avance sur nos prévision, ce qui fait que Marion 2 s’élance avec un tuc dans la bouche…
Le temps de manger (perso, j’ai bouffé à tous les ravitos  [:cur bris] ), Cédric arrive, il a l’air moins frais, un peu dépité, mais le moral est la pour finir. Pour l’autre équipe de potes, on les a perdu depuis longtemps, ils jardinent dans la montagne!

On va attendre à Villard, mais une mauvaise estimation fait qu’on est encore au chaud dans la voiture quand notre relayeuse passe. On décide donc d’aller l’attendre un peu avant l’arrivée, vers les pistes de ski de Lans, et on voit repasser Julien, toujours frais, avant Marion 2, beaucoup moins fraîche après seulement une quinzaine de bornes. Crampes, douleurs perioste et douleurs ailleurs, elle fini la grande descente avant l’arrivée un peu dans le dur, et on franchi l’arrivée tous les 4. On attend pas Olivier (le dernier relayeur de l’autre équipe) pour rentrer, ils sont beaucoup trop loin derrière. C’est ça aussi l’esprit trail!

C’était cool, une belle journée avec les copains, pleins de gens que je connaissais et qu’on a suivi tout le long de la course. Et pour finir avec une bonne bière au ravito final.

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C’était déjà pas un parcours qui me faisait rêver avant, c’est le Vercors, beaucoup de forets, ça fait pas trail alpin ou on en prend pleins les mirettes. Mais sinon l’orga est quand même vraiment bien, les ravitos bien achalandés, le parcours très bien fléché.

 

Le strava de ma partie

 

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